Voyages lointains…

Voyages lointains.

San Francisco : une dizaine de mois.

San Francisco

San Francisco

Un jour, en plein cours  (3ème cycle international de management ) une prise de conscience s’opère en moi.

JL tu as 25 ans.

Tu as la chance inouïe d’être à San Francisco.

Pour presque un an.

Ville emblématique.

Dans une région qui l’est tout autant.

 

Et tu restes planté là avec tes bouquins et des théories que tu as déjà vues à la fac.

Dis, est-ce que tu vas ouvrir les yeux ?

Ni une, ni deux, c’est la dernière fois du séjour que mes bouquins me verront.

Et mes profs avec (ils s’en sont remis).

 

Avec une bonne copine, aujourd’hui partie prenante dans Moralotop, nous nous lançons dans un projet perso.

Un peu fou le projet, la préparation du premier congrès mondial d’ergonomie.

Ce thème n’était pas encore une priorité industrielle mais le deviendra ensuite.

En quelque sorte, nous étions des précurseurs !

 

A l’époque ce projet nous accapare.

Nous rencontrons des tas de gens : universitaires, chercheurs, spécialistes de tous pays.

Nous développons des contacts avec les entreprises de pointe en la matière (Ericsson, Volvo).

Nous sommes reçus de Los Angeles à Boston.

Bref, nous vivons une aventure totalement excitante.

 

Cerise sur le gâteau, rassemblant tout notre anglais et toute notre énergie, tremblant comme des feuilles, nous arrivons même à présenter le projet.

A la direction générale de Hewlett Packard !

Elle nous sponsorisera de plusieurs ordinateurs dernier cri.

Ce qui, à 25 ans, loin de ses bases, vaut son pesant d’émotions.

Projet d’étudiants, ce congrès ne verra finalement pas le jour.

Il nous dépassait de loin et aurait nécessité, temps, budget et logistique à la hauteur de l’évènement.

Mais quelle année mes aïeux !

Mes acquis :

On gagne toujours :

  • A se lancer
  • A oser, à tenter,
  • A aller au-delà de l’évidence des choses et des situations.

J’en ai fait un intangible principe de vie.

 

Voyages lointains (suite)

Tokyo : 4 mois

tokyo la nuit

Tokyo la nuit

L’année suivante, le programme de ce même 3ème cycle me conduit à Tokyo.

Après 15 jours chez l’habitant à Séoul (Corée du sud).

Dans un appartement pour 3 où nous étions 6.

Donc, me voici à Tokyo.

Pour plusieurs mois.

Le rêve… merci, les parents !

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, cette fois, je n’ouvre même pas un livre.

Déjà vus et revus à Dauphine, seules leurs couvertures et la langue changent.

J’ai tellement mieux à faire.

Car je suis au JAPON, oui oui, au JAPON !

J’assiste juste à quelques conférences, d’ailleurs intéressantes.

Et je ma lance dans la ville… l’appel du large est le plus fort.

Sur ma lancée américaine, je sillonne Tokyo de long en large.

De jour comme de nuit.

Tous quartiers, tous endroits, je favorise les rencontres.

 

Le problème ?

Mon japonais est du genre perfectible.

Je maîtrise environ 3 mots.

Côté japonais, je vois vite que l’anglais est pour eux du chinois


Bref, c’est pas le Pérou.

 

Alors quelle solution ?

Comment faire pour se comprendre ?

Et savourer à fond ces quelques mois à Tokyo ?

Futé comme un bison, je décide d’aller au seul endroit où existait une chance de pouvoir dialoguer.

Et rencontrer des gens du cru :

A l’université où l’on enseigne aux japonais… le français !

Bingo.

 

A partir de là, je comprends ce que veut dire savourer le moment présent.

Je vais rencontrer des jeunes, multiples.

Aussi opposés qu’il est possible dans une société.

Du plus traditionnel au plus avant-gardiste.

 

Ils vont me promener de Ginza à Roppongi.

De Shijunku à Harajuku.

 

On m’abreuve d’égards, de réceptions où je me retrouve seul occidental parmi l’assemblée.

On me gratifie d’attentions délicieuses.

Parfois plus que délicieuses.

 

On m’emmène dans des endroits… de tous ordres.

Où je n’aurais jamais été sans eux.

Je m’en rappelle comme si c’était hier.

D’ailleurs, c’était hier.

 

Mes acquis :

De ce merveilleux séjour, j’ai appris :

  • Qu’une pièce a toujours deux faces.
  • Qu’il faut savoir parfois dévier du programme prévu.
  • Qu’il est précieux, je le redis, d’oser se lancer, d’oser essayer.

Je découvre aussi :

Que d’autres sociétés ont des fondements différents des nôtres.

Ce qui ne signifie pas qu’ils soient meilleurs.

Mais qu’un point de vue, une opinion, n’exprime qu’une partie de la vérité.
D’où cet autre acquis :

Il y a TA vérité, il y a MA vérité.


Et il y a LA vérité.

 

Voilà ce que j’ai appris de ces voyages lointains.

Entre autres.

 

Il n’est pas de semaine sans que j’y pense au moins une fois.

Ils ont participé à mon développement, à mon épanouissement personnel.

Comme vos voyages et expériences ont participé au vôtre.

Bref, du pur bonheur !

Et des acquis pour la vie.

Encore mille mercis à mes parents.


Pour m’avoir permis de vivre tout ça
.

 

Bon, c’est fini là ?

Non !

Suivez-moi ici car Manager, ça forme aussi ! :)

 

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