Problème du jour : ça me barbe mais…

Publié par dans Autour des problèmes | 21 commentaires

Problème du jour : ça me barbe mais…

 

Problème du jour : ça me barbe mais…

Problème du jour : ça me barbe mais…

A votre programme ces jours-ci :

Demain, pénible rendez-vous avec Maxime, client irascible mais… important.

Rapport à boucler pour lundi… adieu week-end randonnée.

Déjeuner dominical dans votre belle-famille.
Avec gigot obligatoire…(vous détestez le gigot).

Problème du jour :  comment gérer tout ça ?

 

Pfff… vous n’avez pas le moral.

Cela se comprend.

 

Et vous vous demandez :

Pourquoi se forcer à faire ce dont on n’a pas envie ?

Bonne question.

 

Sauf que …

- aussi irascible qu’il soit, Maxime est fidèle et vous assure un chiffre d’affaires récurrent.

- ce rapport à remettre lundi est celui qui vous fera remarquer du DRH.

- L’équilibre de votre conjoint passe par ce déjeuner dominical… (vous mangerez donc du gigot).

 

Trois exemples de choses à faire qui vous créent stress et soucis.

Ou, simplement, vous ennuient, vous barbent.

Vous les rencontrez continuellement au quotidien.

 

D’où le titre de l’article :

Problème du jour : Ça me barbe mais…

Qui se complète ainsi :

Problème du jour : Ça me barbe mais… je dois le faire !

 

En effet, ces choses à faire peuvent être douloureuses, contrariantes, désagréables.

Mais elles sont INDISPENSABLES.

 

Vous pourrez pester contre la terre entière.

Fustiger votre équipe, votre conjoint, vos clients, vos proches et tutti quanti, il n’empêche : ces choses à faire sont INDISPENSABLES.

 

Indispensables, d’une manière ou d’une autre, pour la suite de votre existence.

 

Alors comment mieux vivre ces situations stressantes ?

Comment traiter efficacement ce problème du jour ou de la semaine ?

 

1) Choisissez une attitude gagnante.

 

Voici deux comportements courants:

Attitude 1 : Désolé… pas le temps d’y réfléchir, plus important à faire, trop de problèmes à régler etc.

Fermez le ban.

Tout est dit.

Vous avez décidé de ne rien voir.

Et de ne rien faire.

Façon autruche.

Or le problème avec ne rien faire est que vous ne saurez jamais quand vous aurez fini de ne rien faire !

Résultat : Rien ne bouge.

Complications à prévoir.

 

Attitude 2 : C’est décidé, je m’y mets… demain.

Ou plutôt après-demain.

Bon… sans faute, j’attaque le mois prochain.

Autant dire que vous ne le ferez jamais.

Enterrement de première classe.

 

En fait d’attitudes gagnantes, ces deux-là ne vous feront pas retrouver le moral tant votre inaction :

- aggrave le problème.

- multiplie les difficultés

- génère plus de stress et de soucis.

- Vous culpabilise car vous savez, au fond de vous, qu’il faudrait agir.

 

D’où un troisième comportement personnel que je vous recommande.

 

Attitude 3 : Je mets les mains dans le cambouis et m’interroge.

 

La prochaine fois qu’une chose à faire vous barbe, demandez-vous :

 

a) Pourquoi cette chose à faire me parait-elle si pénible ?

Quelle peur ou frein se cache derrière elle ?

 

b) En quoi ne rien faire ou la repousser aux calendes grecques m’aiderait-il à atteindre mon objectif ?

 

c) En quoi, agir maintenant me rapproche-t-il de ce que je vise ?

 

Interrogez-vous vraiment.

Pas pour la forme, mais dans le but de trouver les réponses.

 

Répété et pratiqué régulièrement ce questionnement est capable de vous faire changer de vie.

Car, en favorisant de nouvelles habitudes, il augmente votre efficacité personnelle.

Et améliore votre réaction aux évènements.

 

2) Passez à l’action.

 

Cela ne veut pas dire foncer dans le brouillard.

Mais faire ce qui doit être fait.

Laissez de côté vos pensées négatives et autres ressentiments.

 

Concrètement, quand une chose à faire vous barbe, vous avez le choix entre :

  • LA FAIRE

et

  • LA FAIRE

En option : vous pouvez choisir de LA FAIRE SANS ATTENDRE.

Choix difficile, j’en conviens.

 

3) Réjouissez-vous !

 

Votre action aura été bénéfique…ou non.

Mais quel qu’en soit le résultat, vous aurez évacué la pression qui vous habitait.

Vous vous serez placé en situation de peser sur les évènements.

Au lieu de les subir.

De quoi retrouver le moral.

Et la confiance en vous.

Puis passer à autre chose, l’esprit plus serein.

 

4) Projetez-vous… une fois cette tâche pénible achevée.

 

Il est moins difficile de résoudre un problème que de le poser.

Le poser, c’est prendre le taureau par les cornes.

Sans agiter le chiffon rouge (le taureau n’aime pas…).

Vous l’avez fait, bravo.

 

Maintenant et pendant l’action, placez-vous dans le futur.

Regardez-vous savourer.


De ne plus avoir à faire ce que vous deviez faire.


Et qui vous ennuyait tellement.

Sympa non ?

 

Voyez comment :

- Maxime, entre deux colères, vous a finalement signé un joli bon de commande.

- Le DRH a vanté votre rapport (au prix, certes, de votre week-end randonnée).

 

Voyez aussi :

Que vous auriez eu bien tort de rater le gigot dominical car votre belle-mère, douce comme un agneau, a solennellement déclaré qu’elle l’abandonnait (l’agneau).

Pour passer au poisson (vous adorez le poisson).

Que du bonheur…

 

D’où cette astuce de vie que je pratique quotidiennement.

Quand une chose à faire me barbe… je commence par elle.

 

Et ça marche… !

 

Et vous, comment traitez-vous ces choses à faire qui vous barbent ?

Euh… soyez sincère Svp… :)

 

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Merci.

 

Changer de vie… c’est possible.

Vivre mieux… c’est certain.

Moralotop… c’est maintenant !

 

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21 Commentaires

  1. ah la question ! j’y ai beaucoup beaucoup réfléchi, à pourquoi râler (non à mon stade c’était pire : c’était de la colère) faire la vaisselle tous les jours, traiter la paperasse et payer les factures me mettaient dans une colère noire. Du coup je le faisais le matin au réveil comme ça c’était fait et on n’en parlait plus jusqu’à la prochaine fois. Mais ça ne résoud rien de le faire et de ressentir de la colère, car « le problème » ce n’est pas de le faire, mais de ressentir de la colère. Alors maintenant que j’ai compris les causes de ma colère (et ça a pris du temps) j’aborde ces tâches plus sereinement et quand je fais des choses par « obligation » on en fait tous, j’essaie de me laisser surprendre par ce qui va arriver, sans penser que ça va être une corvée !

    • Eh bien, un seul mot… bravo !
      Pense à te projeter dans le futur, une fois la chose barbante effectuée.
      Et à savourer d’avance ce moment.
      Ça marche Nana !

  2. Je crois que j’ai lu et relu  » ça me barbe  » plusieurs fois, et je continuerai à le lire tant il est  » essentiel  » selon moi car je sais que tu as raison Jean-Luc… !

    Je prends une saine habitude depuis quelque temps : visiter  » Moralotop  » comme un passage obligé, dès que possible, et partager au plus grand nombre ta vision qui m’enchante tant ! Merci d’être !

    • Tant que relire « ça me barbe » ne te barbe pas, chère Anne, tout va bien.
      Quant à nous rejoindre et partager Moralotop, je t’en remercie.

      Beaucoup de nouveautés sont en préparation.
      Crois-moi, rien que de l’écrire, j’en suis tout retourné.
      A très vite.

  3. Bonjour Jean-Luc,

    Ton blog est très intéressant : très dynamique, très frais, et … très motivant.

    Pour ce qui est du sujet de cet article, je fais partie de ces gens qui ruminent face à ces « obligations de la vie ». Et je remarque que dans ces moments d’agacement, je perds de vue le bénéfice que j’ai à passer à l’action et faire ce que je n’ai pas envie de faire.

    Le bénéfice du RDV avec Maxime, c’est de faire du C.A. Le bénéfice du repas dominical, c’est de faire fonctionner son ménage correctement et maintenir son épouse en bonne santé. Le bénéfice du rapport à écrire, c’est de faire avancer sa carrière.

    J’ai l’impression que l’être humain fonctionne au bénéfice. Parfois ce bénéfice est caché, soit qu’il est inconscient, soit qu’il n’apparait pas dans un 1er temps. Mais le rechercher et focaliser dessus aide à avancer dans ces moments de « J’ai pas envie » qui coûtent tant !

    A bientôt,

    Olivier
    Olivier vous recommande En avez-vous assez de tous ces gens qui paraissent tellement stupides à vos yeux ?My Profile

    • Bienvenue Olivier.

      Heureux que ce blog te plaise !

      En écrivant, « J’ai l’impression que l’être humain fonctionne au bénéfice, tu soulèves un point intéressant.

      En effet, pourquoi faisons-nous les choses ?

      Pour cette seule et unique raison: la SATISFACTION d’un BESOIN.

      Tu vas au cinéma pour te détendre, pour flirter, pour manger de esquimaux…

      Tu vas au lit pour te reposer, réfléchir, faire des câlins,

      Et ainsi de suite.

      L’homme est ainsi fait qu’il a des besoins.

      De célèbres personnalités les ont décrits en large et en travers.

      Et donc :
      Si tu as commenté l’article c’est que tu cherchais un bénéfice.

      Et si je te réponds, c’est que j’y trouve moi aussi mon compte.

      Notre bénéfice commun ?

      Nous avons pris contact et pouvons désormais échanger !

      Bonne journée Olivier.

  4. Derrière un « je DOIS » ou un « il FAUT » se cache un « j’ai ENVIE » ou un « je VEUX ».
    Quand vraiment le « je dois » me barbe », je cherche le « j’ai envie » ou le « je veux » qui se cache derrière. Parfois beaucoup de poupées russes à ouvrir pour y arriver. Et si il n’y a pas de « je veux » en définitive… il m’arrive de zapper le « je dois ». Mais pas souvent.
    Charles-Henri Gaukema vous recommande Une vente est un tabouret à trois piedsMy Profile

    • Derrière un « je DOIS » ou un « il FAUT » se cache un « j’ai ENVIE » ou un « je VEUX ».

      Tout à fait.

      En revanche, le « je dois » est impératif.

      Car lié à une situation qui ne laisse aucun choix : « je dois faire les démarches pour valider ce papier sans quoi mon projet tombe à l’eau…. ça me barbe mais c’est le passage obligé ».

      15 poupées russes après, il n’y a ni « j’ai envie, ni je veux ».
      Reste « je dois » : (Ou bien je fais valider ce papier ou adieu le projet).

      C’est là qu’il faut faire ce qui doit être fait

      Comme décrit dans l’article.

      Zapper ce moment, (même « pas souvent » Charles Henri) c’est laisser « j’abandonne » prendre le pas sur « je veux »…

      Capituler une fois, c’est capituler 1000 fois.
      Et là , bienvenue au bureau des pleurs et regrets (Si j’avais su, j’aurais du etc )… :(

      In fine, faire ce qui est barbant, sans attendre, se remonter les manches est un excellent moyen de remplir le seul objectif qui compte.
      Celui-ci : Un objectif… quel objectif ?

  5. Je découvre votre site et je trouve cet article très intéressant
    personnellement, ma phrase fétiche est :
    « Moins notre vie est troublée par la crainte, plus nous pouvons l’animer par nos désirs. » Arthur SCHOPENHAUER
    bien cordialement

    • Bienvenue Suzanne.
      Et merci pour votre gentille appréciation.

      Ce bon vieil Arthur (Schopenhauer) disait :

      « La femme est un animal à cheveux longs et à idées courtes * »

      En reprenant une de ses citations, vous venez de démontrer… le contraire !

      Bravo.

      Au plaisir de vous lire Suzanne :)

      * Choc des époques, vous imaginez l’accueil qui serait réservé aujourd’hui à l’auteur d’une telle pensée sur les femmes?!

      • vaut mieux tard que jamais Jean Luc :)

        bonjour,

        heureusement que je ne connaissais pas cette citation, sinon…

        et en plus, j’ai les cheveux…courts
        je m’en vais lire vos nouveaux articles

        • vaut mieux tard que jamais Jean Luc

          absolument Suzannne.
          Bonjour et bienvenue.

  6. Oui oui oui, 3 fois oui, pour commencer par le truc qui barbe.
    On se sent tellement plus léger par la suite.
    Sans cette petite douleur lancinente qui nous rappelle qu’il y a quelque chose qui cloche qu’il va falloir régler tôt ou tard.

  7. Bonsoir Jean-Luc

    Je vois bien que mon commentaire vous a paru étrange surtout le fait de se dire Prendre plaisir à faire ce qu on a faire .
    Vous avez parle de maladie , je pense que cela n est pas une action à faire , néanmoins si le corps est malade l esprit peut rester sain et prendre plaisir à se projeter dans la guérison par l énergie de toutes ses cellules , prendre plaisir à rester optimiste et à croire à la guérison.
    Je sais que cela peut paraître difficile mais je crois en la force de l âme et de l esprit. :D

    • Merci pour ces précisions Siham.

      Il est bien certain qu’une attitude positive favorise la solution à tout problème, y compris en cas de maladie.
      Même si, elle ne permet pas toujours une guérison, hélas, au moins permet-elle de mieux vivre ces moments pénibles.

      Au total, nous nous rejoignons sur le fait que l’esprit, et plus particulièrement, nos pensées jouent un rôle décisif dans la conduite de notre existence.
      Soyons sereins !:)

  8. Bonsoir Jean Luc

    Avant ce genre de question me prenait beaucoup de temps à y penser mais actuellement ce n est plus le cas car j ai quelques astuces que j applique et ca marche pour moi.
    d abord je n utilise pas le mot probléme je l ai remplacé par prendre du plaisir à faire telle ou telle chose, j ai supprimé le verbe je DOIS faire et je l ai remplacé :D par je PEUX faire quand je pense aux actions à faire et puis à la fin avant de faire ce que j ai à faire je pense et je revois mes meilleurs bons souvenirs je retrouve la joie et le bonheur et aprés tout devient plus facile.

    • Excellentes astuces Siham.

      D’autant qu’elles fonctionnent pour toi.
      C’est bien ça le plus important.

      Une question.

      Crois-tu qu’il est toujours possible de remplacer le mot Problème par « prendre du plaisir » ?

      Est-ce que ce n’est pas détourner un peu la réalité ?

      Si tu es atteint d’une grave maladie, c’est un sacré problème, mais peut-on dire qu’on y « prend plaisir » ?

      Pour ma part,

      le mot PROBLÈME est associé au mot SOLUTION

      En cas de maladie grave par exemple, on ne se cache pas la vérité et on raisonne SOLUTION.

      Qu’en penses-tu Siham ?

      Plus d’infos : Y’a un problème qu’est ce qu’on fait.

  9. Bonjour Jean Luc, quand j’ai quelque chose à faire, je le fais passer en priorité, comme ça c’est fait et je peux passer à autre chose.

    Ensuite, j’ai une phrase qui dit : la perfection, ce n’est pas de faire quelque chose de grand et de beau, c’est faire ce qu’on fait avec grandeur et beauté.
    Quoi que je fasse, j’essaie d’y penser et du coup toute expérience devient intéressante car il y a toujours à apprendre.

    zenie
    zenie vous recommande J’aime les surprisesMy Profile

    • Quand j’ai quelque chose à faire, je le fais passer en priorité

      Bien vu Zénie.

      Mais entre deux choses à faire, la première « ordinaire », la seconde plus pénible et barbante, comment t’organises-tu ?

      Ton avis nous intéresse.

      • bonjour Jean Luc, j’agis beaucoup au feeling, tout dépend du moment et de mon état intérieur, je m’écoute beaucoup avant d’agir.

        zenie
        zenie vous recommande La voie de l’AmourMy Profile

        • L’intuition féminine, sans doute…
          Bonne journée Zénie

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