Défi à relever : ne partez pas sans lui !
Défi à relever : ne partez pas sans lui !

Défi à relever : ne partez pas sans lui !
Les années passent, les défis restent.
Bientôt le 1er novembre.
Dès demain soir, des millions de personnes vont se déplacer.
Et le défi proposé n’en est que plus beau.
Lequel ?
Laissez-moi vous faire mijoter un peu.
Et puis non, il est si beau que je vous le livre maintenant ce défi à relever.
Condition de départ, c’est le cas de le dire, vous voyagez.
A cheval, en train, en bateau, en avion, à dos d’âne, en cordée, bref, vous vous déplacez.
Pour tous motifs et à toutes périodes.
Le défi :
Serez-vous capable de renoncer au sempiternel, à l’incontournable :
On t’appelle quand on est bien arrivés ?
Eh oui, c’est bien lui, la Rolls des défis.
Il est aussi ancré en nos habitudes que les défaites des joueurs français de tennis.
C’est dire qu’il est costaud, le bougre.
Ce défi à relever est d’autant plus difficile à atteindre que On t’appelle quand on est bien arrivés repose sur un sympathique fondement : l’envie de rassurer.
Oui mais…
Mais s’il est nécessaire de rassurer c’est qu’il y a des inquiétudes, du stress, crées par le déplacement prévu.
D’où la question :
Pourquoi devrait-on stresser du simple fait qu’on voyage ?
On touche là à l’irrationnel.
Au poids des croyances et habitudes.
Car sur les millions de déplacements à venir ces jours-ci, combien se termineront dans la douleur ?
Pas plus de 0,01%, sans doute bien moins.
C’est encore trop, bien sûr.
Mais se transmettre comme un héritage inaliénable cette fameuse phrase : On t’appelle quand on est bien arrivés (à décliner selon votre situation de famille) n’aboutit qu’à une chose :
alimenter peurs, stress et moral à plat…
Sans raison valable.
De génération en génération.
D’où le défi à relever.
A l’occasion du 1er novembre (ou de tout autre déplacement) allez-vous tordre le coup à cette vieille habitude ?
Pour réussir ce challenge, inversez les données du problème.
Désormais, vous considérez que :
1 ) Par principe, vous voyagez et arrivez sans souci.
2 ) Seule, une situation exceptionnelle justifie un coup de fil.
3) Vous ferez volontiers un coucou à votre belle mère, à vos amis ou autres, le lendemain de votre voyage et non le jour même.
Waouuhhh… pas facile ?
Sans doute.
Mais les avantages à relever ce défi sont nombreux.
1) 99,9% des gens éliminent une inquiétude infondée.
2) Se l’épargnant à eux-mêmes, ils l’épargneront à leurs enfants.
3) La bonne habitude remplaçant la mauvaise, une source importante de soucis disparaîtra progressivement du paysage
Cntribuant à améliorer le moral général des Français.
Chers lecteurs, je me prépare.
Je me prépare à recevoir vos commentaires du type :
Tu as raison, mais c’est trop tard pour changer maintenant.
Ou : C’est vrai, mais bon, ça rassure quand même.
Ou encore : Moi je suis d’accord, mais c’est Grand mamie qui ne comprendrait pas…
J’entends tout cela.
Et il faut bien composer avec les habitudes des autres.
Mais laissez-moi tout de même vous inviter à modifier celle-ci.
Réussir ce challenge, c’est diffuser un peu de sérénité.
Dans une société qui en manque singulièrement.
Alors ce défi à relever…c’est oui ?
Allez-vous supprimer de votre vocabulaire l’illustre On t’appelle quand on est bien arrivés ?
Chers lecteurs, dites-moi tout !
Et… bon voyage
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Moralotop…what else ?
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Moins de stress.
Plus de réponses à vos problèmes.





















Mes parents sont partis en voyage en Afrique et m’ont demandé d’appeler mon frère qu’ils n’arrivaient pas à joindre pour prévenir qu’ils étaient bien arrivés.
J’ai pensé à ton article et j’ai souri. D’autant plus que dans le cas présent, s’ils n’étaient pas bien arrivés, malheureusement il n’y a pas que mon frère qui l’aurait su mais la terre entière l’aurait appris par la radio ou la télé…
… mais tes parents sont bien arrivés, n’est-ce pas ?
Et heureusement que tu n’as pas dix frères (enfin, je le suppose) sans quoi il t’aurait fallu tous les appeler !
La prochaine fois, teste sur eux le conseil de l’article, chacun y trouvera son compte
J’aime beaucoup ta manière de nous donner l’occasion de réfléchir au véritable sens de nos actes.
Je réalise que lorsque je refuse de jouer le jeu, je suis incomprise. On préfère me culpabiliser, je résiste, mon but de vie est de rester libre !
Te rappelles-tu cette célèbre série télévisée où le héros hurlait » je ne suis pas un numérooooo…je suis un homme liiiibre… »
Eh bien, Anne, tu es une femme libre.
Et tu as bien raison de vouloir le rester !
Bonsoir jean-Luc,
Ton article me fait sourire car cette histoire de rassurer l’autre est un
exemple que j’utilise aussi même si je ne lance pas le défi .
Savoir démêler l’amour de la peur est un pas de géant à faire dans les relations.
Chacun prend soin de sa peur et se fait croire que c’est beaucoup
d’attention qu’il donne à l’autre en s’inquiétant pour lui!
Jolie formule Hannah, qui souligne un aspect important du sujet.
Le débat n’est pas près d’être clos.
Et nous promet de prochains articles pour y voir plus clair.
Bonjour Jean-Luc, dans le « appelle quand tu arrives », n’y a-t-il qu’une part d’inquiétude?
La part d’amour et de lien, de vouloir garder le lien est forte aussi!
L’an dernier ma fille est partie en Suède avec Erasmus et même si grâce à Skype nous parlions, je ne pouvais pas savoir où elle était et elle ne m’appelait pas « quand elle arrivait quelque part »… C’est là que le cordon ombilical s’est coupé. Mais ce fut difficile pour moi… Non parce que je voulais la « contrôler »!
Avant j’aurais pleinement partagé l’avis de Solenn… car je suis partie jeune à l’étranger pour m’éloigner de l’ »inquiétude » et surprotection familiale!
Mais le moment du « coupage de cordon », quand l’enfant entre dans l’âge adulte pleinement est un moment très particulier pour les parents, même si j’y étais préparée…, en tous cas pour la mère méditerranéenne que je suis!!!
Te dire aussi que j’apprécie beaucoup ton blog et que je partage le désir d’inciter les gens à apprendre à vivre pleinement et avec optimisme!
Helena vous recommande Vos atouts en ces temps de…grise kkrizze (n°1)
Bonjour Hélena,
Merci pour ton aimable appréciation sur le blog.
Bien sûr, il y a une part d’amour, une grande part même, et souvent réciproque, dans le « On t’appelle quand on arrive ».
Solenn suggère qu’il y a des intentions cachés dans ce discours et que le véritable amour s’affranchit de l’inquiétude.
Tu préfères invoquer le « coupage de cordon », l’enfant prenant son envol, et décris cette période comme difficile à vivre.
Qu’en retirer ?
1) Pourquoi ne pourrait-on garder le lien autrement qu’en appelant dès qu’on voyage pour dire qu’on est bien arrivé ?
On peut s’appeler le lendemain et ainsi cesser d’alimenter une inutile inquiétude liée aux déplacements.
2) Sachant que l’enfant coupera le cordon un jour ou l’autre, bien préparer ce moment ne passe-t-il pas par l’acceptation de ses déplacements… sans recevoir de nouvelles ?
Pas facile, c’est vrai… sauf à comprendre que tout le monde, finalement, en tire avantage.
Bien à toi Héléna.
Bonjour Jean-Luc!
Voilà bien quelque chose que je n’ai jamais compris et rarement fait (dire que j’étais bien arrivé). Et ça ne m’a jamais stressée. Par contre, dire que cela a apporté du calme chez les autres… c’est loin d’être certain.
D’ailleurs cela m’a souvent valu de me faire souffler dans les oreilles.
Pour moi cela n’est pas une habitude, c’est une confusion.
Confusion entre Amour et démonstration d’inquiétude.
Bien des gens vous diront: mais c’est parce que je t’aime que je m’inquiète! C’est faux.
Le discours caché est plutôt : « regarde je m’inquiète, tu dois me regarder, faire attention à moi et quelque part, ne pas trop t’éloigner non plus, je veux te garder un peu plus longtemps, je ne veux pas te perdre… »
C’est mignon mais certains en font un excellent moyen de chantage affectif.
Et avec le téléphone portable… c’est pire!
Je crois que l’amour véritable ne s’inquiète pas excessivement. Seulement quand c’est nécessaire et qu’un fait est avéré.
D’ailleurs, quand il vous arrive un problème, la première personne que vous appelez, c’est qui?
Et bien moi, c’est pas ceux qui s’inquiètent! Ils seraient « morts d’inquiétude ».
Je suis plutot comme Zénie. Je fais et je ne dis rien avant.
Mais ils le savent! Alors… ben ils s’inquiètent!
Pff. Peut être qu’ils aiment ça en fin de compte et que ça leur appartient.
Bonne journée à tous. Solenn
Bonjour Solenn,
L’amour véritable ne s’inquiète pas excessivement
Je partage ce point de vue.
De même, il peut exister – parfois- un discours caché chez celui qui s’inquiète et demande à être rassuré.
Cela dit, si j’en juge par les réactions postées ici et là, le fameux « on t’appelle quand on est arrivés » est profondément ancré dans les habitudes.
Tous milieux et tous âges.
Certains disent avoir relevé le défi… à partir d’un raisonnement voisin du vôtre.
D’autres voient dans l’article une illustration à suivre du « pas de nouvelles, bonnes nouvelles ».
D’autres enfin, – les plus nombreux – déclarent se reconnaitre dans ce comportement.
Et là, 3 catégories:
- ceux qui trouvent un sens à cette habitude.
- ceux qui voudraient s’en défaire mais n’y parviennent pas « j’voudrais bien mais j’peux point« .
- ceux qui ont décidé de relever le défi.
Tout cela fait du monde !
Bonne journée.
Et permet d’avancer sur le sujet.
Tel est le but de Moralotop…ça tombe bien
Quand j’étais plus jeune et que mes parents étaient encore vivants, il était impensable de ne pas appeler une fois arrivé à destination. Mais le problème était encore plus grave que ça. Ils savaient le temps que je devais mettre normalement pour faire le trajet. Alors pour ne pas les inquiéter je mentais : je disais que je partirai à 15 heures en sachant que je partais en fait à 13h. Comme ça j’arrivais toujours un peu en avance. Mais ensuite ils avaient compris le coup et s’inquiétaient quand je n’arrivais pas en avance… Bref, c’était horrible et je pense avec le recul qu’aujourd’hui il n’y aurait plus de problème car nous avons les portables. Sauf qu’en général je laisse éteint le mien pour ne pas être dérangé !
Mais là où ils sont ils ne s’inquiètent plus. Hélas !
J’ai trouvé votre commentaire émouvant car il montre une grande prévenance vis-à-vis de vos parents.
Ce qui est intéressant aussi dans ce que vous décrivez, c’est le paradoxe que nous apportent les nouvelles technologies.
Aujourd’hui nous sommes équipés de portables.
Résultat : tout le monde est censé être joignable à tout moment.
Mais si on ne décroche pas instantanément, ce sont l’agacement et l’angoisse qui prennent le relais.
Serions nous donc toujours dépendants de quelqu’un ou de quelque chose ?
Qui, en effet, n’a pas utilisé cette technique du « vrai-faux départ » ?
Ruse de sioux bien utile qui ne fonctionne qu’un temps.
Quant au portable, il est si facile d’accès, qu’il alimente la situation décrite dans l’article.
En effet, plus besoin d’attendre d’être à la maison pour passer le coup de fil qui rassure… « on est presque arrivés, c’est bon »…
Comme tout progrès, il solutionne des problèmes en en crée de nouveaux !
Bonne journée.
Bonjour jean-Luc, si les personnes ne sont pas au courant de ce que l’on fait, elles n’ont aucune raison de s’inquiéter. Quand je suis partie « voler avec les oiseaux », je n’ai rien dit à personne comme ça je n’avais aucune obligation de quoi que ce soit, j’étais libre. Après je l’ai dit à mes parents et ma mère m’a dit : » heureusement que je ne l’ai pas su ! ».
Les gens qui nous aiment se font du soucis tout le temps, c’est comme ça. Ensuite, à nous de les informer « après » pour leur éviter du « soucis inutiles « . Pour moi d’une part je me sens libre et d’autre part je protège en quelque sorte ceux qui m’aiment.
zenie
zenie vous recommande Subtiles frontières
Héllo Zénie.
Tu as raison dans la cas où « les personnes ne sont pas au courant de ce que l’on fait ».
Cela est différent lors des grands déplacements, type fêtes ou vacances d’été, Noël, Toussaint.
Ils donnent lieu à des rassemblements familiaux et amicaux.
Et donc à une multitude de « on t’appelle quand on est bien arrivés ».
D’où l’intérêt de réfléchir à cette question.
Merci de ta contribution.